Still Alice [Critique]

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Drame franco-américain de Richard Glatzer (récemment décédé de la maladie de Charcot) et Wash Westmoreland, Still Alice est un film bouleversant, traitant de la maladie d’Alzheimer, sortie en salles le 18 mars dernier.

Alice Howland (Julianne Moore) est une mère de famille, heureuse en couple, qui poursuit une brillante carrière de linguiste et enseigne à l’université de Columbia.

Elle vient tout juste de fêter ses 50 ans, quand elle apprend qu’elle est atteinte d’ une forme rare et précoce de la maladie d’Alzheimer. Pour rappel, cette maladie incurable est une maladie neuro-dégénérescente, qui détruit les neurones (cellules nerveuses) et prive la personne, progressivement, de ses capacités cognitives, notamment, dans les premiers symptômes, de l’amnésie des souvenirs récents due à l’incapacité d’encoder de nouveaux souvenirs, de confusions, perte d’orientation, oubli de mots…

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A la suite de cette nouvelle tragique, Alice Howland (Julianne Moore) va devoir faire face à la perte de ses capacités cognitives, de son autonomie, de sa personnalité. Pour certaines personnes, chaque individu EST la somme de ses souvenirs, ses expériences… Perdre la mémoire, c’est donc se perdre soi-même. D’autant plus qu’Alice Howland se personnifie au travers de son intelligence, sa carrière, ses facultés intellectuelles. Sans ça, elle n’est plus elle. Comment, dès lors, apprendre à vivre avec ce handicap ? Cette perte d’autonomie ? D’identité ? Et n’est-il pas ironique, pour une linguiste renommée, de perdre ses mots ?

L’intrigue met l’accent sur le développement progressif des symptômes de la maladie et la gestion de ceux-ci par le personnage, mais également par sa famille. Cette maladie restreint également la sociabilité. Et Alice doit également vivre avec le regard des autres. Elle évoque un moment le caractère honteux de cette maladie, soulignant le fait qu’elle aurait même préféré avoir un cancer. Et cette honte va jusqu’au bracelet qu’on porte pour « signaler sa maladie », signe ultime de sa désocialisation, de son handicap.

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Julianne Moore nous bouleverse littéralement ! Elle a d’ailleurs reçu de nombreuses récompenses pour ce rôle (Oscar, Golden Globe, BAFTA…), et c’est amplement mérité ! Alec Balwin confirme qu’il est bien de retour et joue avec beaucoup de justesse un mari dépassé. Les seconds rôles sont également très bons (Kristen Stewart et Kate Bosworth notamment).

La mise en scène, sobre, est construite comme une tranche de vie qui fait parfois penser à un documentaire. Elle est pleine d’émotions, sans jamais verser dans le pathos.

Conclusion : Bouleversant et poignant, Still Alice est le récit d’une femme, de sa famille, qui va faire face à la maladie d’Alzheimer, se laissant petit à petit happer par celle-ci, jusqu’à en oublier l’essence même de sa personnalité, ses souvenirs.

Ma Note : B

Still Alice (sortie le 18 mars 2015)

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