Happiness Therapy – un moment d’égarement…

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Pat Solatano (Bradley Cooper bluffant) à perdu la raison , sa maison et va retrouver une belle raison de vivre auprès de Tiffany (Jennifer Lawrence touchante) , nous on a retrouvé Robert De Niro et ça c’est bien ! Quand le David O’Russell de « The Fighter »s’attaque à la comédie romantique on obtient un film plein d’énergie, de rires et de larmes…et un casting bluffant avec pour le première fois depuis 1981 tous les rôles principaux nommés dans toutes les catégories d’interprétation aux Oscars.


Avec Happiness Therapy, David O’Russell retrouve le style qu’il avait insufflé à The Fighter.
On y retrouve la vie de quartier, une famille dysfonctionnelle mais aimante, une femme blessée mais forte qui va prendre en main le héros du film.
Le drame sportif étant remplacé ici par la comédie romantique, enfin pas tout de suite, quand le film commence on est dans le drame, Pat (Bradley Cooper) rentre d’un long séjour en hôpital psychiatrique suite pour avoir presque tué l’amant de sa femme. Entre temps il aura tout perdu : travail, maison et bien sûr sa femme qu’une injonction du tribunal lui interdit d’approcher. Il retourne vivre chez ses parents âgés qui ne savent pas comment gérer le retour de leur fils malade.

Malgré ses affirmations et sa thérapie toute personnelle qui lui permet soit disant de voir toujours le bon côté des choses (méthode qui donne son titre original au film) il est loin d’être guéri, refusant les médicaments persuadé qu’il va reconquérir sa femme et reprendre sa vie d’avant.
Son état, il est toujours très enthousiaste et ne filtre jamais ses propos qui prête à sourire au début mais on réalise bien vite sa souffrance, victime d’hallucinations auditives et de crises menaçant toujours d’éclater.
C’est quand il rencontre à l’occasion d’un diner Tiffany (Jennifer Lawrence), jeune veuve qui a connu elle-même quelques troubles à la mort de son époux, que la mécanique de la romcom se met en marche. Elle lui propose de transmettre à son ex-femme des courriers si il accepte en retour de participer avec elle à un concours de danse amateur.

Représenter la maladie mentale à l’écran de manière réaliste est délicate, car la folie fait peur et provoque le rejet chez le spectateur. Happiness Therapy le fait de manière très authentique mais parvient à nous faire ressentir une forte empathie pour le personnage de Pat dans son effondrement et sa lutte pour recoller les morceaux de son existence.

Bien sûr, personne ne dira que la résolution du film est surprenante ou très originale mais tout cela est secondaire par rapport à l’énergie qui se dégage de l’interaction entre les deux acteurs.

Bradley Cooper livre une interprétation mémorable sans pathos, sans tomber non plus dans la performance d’acteur « à Oscars ». Même dans ses plus grands moments de déni ou de crise, Cooper nous permet de comprendre ce qui motive sa folie, ce n’est pas tant le portrait de la maladie en soi mais il nous montre l’être humain qui en souffre.
Contrairement à certains je pense qu’il a mérité sa nomination aux Oscars même à côté des titans que sont Denzel Washington ou Daniel Day Lewis.

Jennifer Lawrence dont je connaissais peu le travail mérite sa réputation, elle est exceptionnelle de naturel et de gravité pour une actrice de son âge. Elle offre une variation inédite de ce personnage classique des comédies romantiques la fille un peu folle qui rend l’espoir au héros, elle en fait une personne réelle plein de tristesse et de regrets

On retrouve deux portés disparus d’abord Chris Tucker star des Rush Hour dont la présence est homéopathique au cinéma qui fait une apparition contre toute attente tout en finesse mais surtout un Robert De Niro retrouvé (il n’a pas été si bon depuis 10 ans) à la fois drôle et émouvant dans ce rôle de père qui tente de retisser une relation avec son fils et qui dont les TOCs, même si ils le classent parmi les excentriques laissent entrevoir qu’il a lui-même ses propres problèmes de santé mentale.

L’ensemble du casting est formidable que ce soit la mère (Jacki Weaver), le couple de voisins (Julia Stiles & John Ortiz) jusqu’au psychiatre de Pat (Anupam Kher) et c’est un plaisir que cette scène qui réunit tous les protagonistes dans une même pièce d’un pavillon.
La bande son faite de vieux classiques des 70’s avec Stevie Wonder en tête fait mouche comme le thème mélancolique à la guitare sèche de Danny Elfman méconnaissable ici.

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Le film aurait gagné à être un peu plus court, même si les acteurs nous font passer ces faux plats.
Mais il faut dire que David O. Russell imprime au film un rythme qui lui est propre et le distingue du formatage habituel de ce type de production.

Conclusion : Happiness Therapy est un « feel good movie » qui ne prend pas ses spectateurs pour des imbéciles.Un vrai bon film

Ma Note : A-
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