X-men : the Last stand

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Après le succès d’ X2, un troisième volet par Bryan Singer semble inévitable mais le réalisateur est débauché par la Warner qui lui offre la possibilité de réaliser un Supermanque ce fan du film de Donner (par ailleurs producteur sur les X-men) ne peut refuser. La Fox elle refuse de décaler le projet, se rabattant sur Matthew Vaughn (Layer Cake) producteur passé à la réalisation qui commence le travail sur le film au coté du scénaristeSimon Kinberg (Mr & Mrs Smith). Il caste Kelsey Grammer dans le rôle de Beast et l’ex-footballeur Vinnie Jones dans celui du Juggernaut (le Fléau en français). Le scénario s’inspire de deux intrigues du comics, la classique saga du Phénix noir et l’argument du premier arc d’Astonishing X-men la série que vient d’écrire Josh Whedon pour Marvel comics. Mais stupeur à quelques semaines du tournage Vaughn abandonne le projet et c’est le mal aimé Brett Ratner (Rush Hour) qui accepte de reprendre en catastrophe le film.

X-Men : the Last Stand traîne une réputation injuste. Certes le film de Brett Ratner n’a pas la gravitas de ceux de Singer qui utilisait les mutants comme métaphores de toutes les minorités en particulier de la communauté homosexuelle (on se souvient du « coming-out » mutant de Iceman dans X2) mais il constitue un divertissement plus rythmé sans être totalement idiot. Ici les mutants sont confrontés à la menace insidieuse d’un «remède» pour leurs gènes mutants qui pose un dilemme moral : doivent t-ils prendre le remède et s’assimiler quitte à trahir leurs camarades mutants? Magneto persuadé que les humains vont militariser le remède pour l’utiliser contre eux utilise cet argument pour rallier à sa cause une armée de mutants. Mais les X-Men doivent aussi faire face à uneJean Grey ressuscitée (Famke Janssen), dont les pouvoirs de télékinésie dépassent désormais ceux de Xavier (Patrick Stewart) et font émerger une nouvelle personnalité nommée Phoenix. Bientôt Magneto la recrute à sa cause et part à l’assaut, à la tête de son armée de mutants, du siège de la société pharmaceutique située sur Alcatraz. Les X-Men menés, après la disparition de leurs leaders par Wolverine et Storm s’entourent de nouveaux alliés, la Bête (Kelsey Grammer), Kitty Pryde (Ellen Page) et le torturé Angel(Ben Foster) mutant ailé dont le père millionnaire (Michael Murphy) finance le remède, constituent la dernière ligne de défense pour arrêter l’armée de Magneto. Mais qui pourra arrêter la puissance déchaînée de Phoenix, consumée par son pouvoir ?

 

X-Men : the Last Stand est certes un film inégal mais Ratner s’efforce de clore la trilogie envisagée par Singer en respectant au maximum les codes stylistiques établis par son prédécesseur. Fan de comics, il essaye d’y intégrer des séquences spectaculaires et des combats plus intenses avec plus ou moins de succès. Si le combat de Wolverine dans la forêt semble issu d’un téléfilm, la séquence de la mort de Xavier allie impact émotionnel et spectaculaire. De même la vision de Magneto soulevant le Golden Gate pour en faire une arche à l’assaut d’Alcatraz ou la confrontation finale entre Phoenix et Wolverinefont honneur à leurs racines de papier. Le combat final entre les dizaine de mutants n’a pas forcément les moyens de ses ambitions et son envie de coller à l’air du temps le dessert, comme la reproduction dans le film du combat d’un animé (le lienhttps://www.youtube.com/watch?v=bSuvOVH0aSQ) alors populaire et oublié depuis. Mais le travail de Ratner surtout avec une préparation si courte est assez efficace, en partie grâce au montage vigoureux de Mark Goldblatt et Mark Helfritch (Terminator, Commando). Le script de Simon Kinberg et Zak Penn sacrifiant de manière brutale et prématurée des personnages majeurs comme Cyclops ou Rogue est responsable de la plupart des fautes du film. Les pressions du studio et les réécritures à chaque phase de son développement expliquent ces errements tant et si bien que des années plus tard c’est le même Simon Kinberg qui signera le script de Days of Future Past qui effacera de la continuité la plupart des événements du film. Volet mal-aimé de la franchise mais grand succès commercial (il battra le Superman Returns de Bryan Singer) reste un honnête divertissement moins profond mais plus rythmé que ses prédécesseurs.

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