[Blast from the past] Maniac : remake tranchant

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Maniac reste un film culte parmi les amateurs d’horreur par son coté dérangeant, il reste lié à cette époque sulfureuse et à ce New York « Grindhouse » d’avant l’ère Rudy Juliani et l’idée d’en faire un remake situé à L.A. avec Elijah Wood dans le rôle-titre semblait saugrenue. Pourtant Alexandre Aja (ici producteur et scénariste) a déjà relevé le défi de ce type de remake et il s’avère qu’il y parvient une fois de plus.

Pour se distinguer de l’original, il base le film sur une approche de style bien particulière celui-ci sera entièrement tourné en caméra subjective nous embarquant littéralement dans la tête du tueur dans la traque de ses victimes et dans ses tourments psychotiques. Ainsi le visage d’Elijah Wood n’apparaît que dans des reflets ou des hallucinations, c’est sa voix à la fois douce et inquiétante et ses mains abîmées qui portent son jeu.

Le procédé pourrait être risqué mais parvient à dépasser le simple gimmick tant on est presque hypnotisés par sa dérive meurtrière, à travers les souvenirs de ces traumatismes d’enfance (assez gratinés) on parvient même à éprouver de l’empathie pour ce monstre.

Le film est boosté en cela par la fantastique composition musicale de Rob qui alterne gros son techno industrielle et mélodie électronique romantique, kitsch et lancinante qui n’aurait pas dépareillé dans les BO de Giorgio Moroder des 80’s (Midnight Express,Scarface).

elijah-wood

Alexandre Aja est un des seuls créateurs actuels (dans des films à certains budgets) à réussir à offrir des scènes gore frontales vraiment traumatisantes, comme celle qu’on trouvait justement dans les classiques des années 80. C’est encore le cas dans MANIAC ou il est épaulé par le studio KNB, créateurs des effets de maquillage entre autre de WALKING DEAD (et pour l’anecdote élèves de Tom Savini qui créa les effets du film original). Les morceaux de bravoure du film ne sont vraiment pas destinés aux spectateurs pour qui l’horreur s’arrête à Twilight !
Mention spéciale au plan qui précède l’affichage du titre et qui « plante » le décor !
Le procédé de caméra subjective pourra lasser sur la longueur, même si la durée du film pour moi et bien calibrée pour éviter cet écueil si on adhère à l’esprit du film et bien sur le coté gore et malsain du film comme on dit « à déconseiller aux âmes sensibles ».
Conclusion : Réussir a faire un remake malsain d’un des films d’horreur les plus malsain, avec Elijah Wood en vedette ! Chapeau à Alexandre Aja et Frank Khalfoun.

Ma note : B+

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