Lego Batman, le film [Critique]

Trois ans après le succès et la réussite artistique inattendue de La Grande Aventure Lego, le département animation de la Warner et la célèbre marque de jouets dévoilent un spin-of centré sur le personnage de Batman et son univers.

 La Grande Aventure Lego avait inauguré une formule basé sur des références à la  pop-culture et aux licences exploitées par la marque assorti d’une avalanche de gags sur un rythme infernal que n’auraient pas reniés les ZAZ de la grande d’époque de « Y a t’il un pilote dans l’avion ». Lego Batman, le film applique cette formule en la concentrant pour l’essentiel sur la mythologie de l’homme chauve souris, qui avait émergé comme un des personnages marquants du film. Batman qui au cours de ses 78 ans d’existence a connu un nombre considérable d’interprétations sur tous les médias possibles (comic-books, télévision, cinéma et animation) s’avère le candidat idéal pour ce type de traitement.
Les concepteurs du film, le réalisateur Chris McKay (monteur de La Grande Aventure Lego) et ses scénaristes Seth Grahame-Smith ,Chris McKenna, Erik Sommers, Jared Stern et John Whittington montrent un authentique amour pour le personnage,sa mythologie et son histoire,  allant chercher loin dans la galerie de ses adversaires jusqu’au plus obscurs référençant même brièvement la plupart des grandes ères du personnages, en particulier toutes ses incarnations à l’écran  les serials des années 40  avec Lewis Wilson, la série TV psychédéliques des sixties avec AdamWest (la bombe aérosol anti-requin est la!) , les films de  Burton, Schumacher et des années Nolan , jusqu’aux récents Batman v Superman et Suicide Squad.
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L’intrigue commence quand Barbara Gordon fraîchement désignée comme préfet de police intime l’ordre à Batman ( Will Arnett qui reprend sa version narcissique et stupide du Caped Crusader) de collaborer avec la police ou de cesser ses activités de lutte contre le crime alors que  le Joker (Zach Galifianakis) concocte un plan pour se faire bannir dans la zone fantôme dans le but d’y recruter une armée de super-vilain pour abattre Batman une fois pour toutes. Au même moment , Alfred (Ralph Fiennes) pousse Bruce Wayne à faire face à sa plus grande crainte  en faisant enfin  confiance à d’autres – en acceptant l’offre de la commissaire et en formant son jeune pupille, Dick Grayson (Michael Cera) – un orphelin que Wayne a négligemment adopté lors d’un gala de bienfaisance.
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Comme il se doit Lego Batman, le film, tourne autour de la relation entre Batman et le Joker, présenté comme une relation dysfonctionnelle rendue encore plus difficile quand Batman  après sa récente confrontation reconnait qu’il n’est plus son pire ennemi, ce que le Joker prend vraiment mal !  Un thème récurrent  des histoires contemporaines de Batman à savoir que l’existence même du justicier génère ses adversaires et escalade les conflits dans Gotham City, et reprise  littéralement ici puisque le Joker concocte un plan alambiqué uniquement pour recevoir une validation aux yeux de son ennemi juré.
Se moquant des méchants les plus ridicules et de la nature répétitive inhérente de la formule avec ces crimes crimes absurdes toujours commis par les les mêmes criminels  déjoués encore et encore si bien que Batman ne parvient pas à avoir un véritable impact significatif sur  la criminalité à Gotham City. Le Batman version Lego est complètement dénuée de recul sur lui-même , insensible, égocentrique  égoïste  et sans doute plus dangereux pour Gotham et ses habitants que tous les pensionnaires de l’asile d’Arkham. Aussi drôle et satirique que soit le film de réalisateur Chris McKay touche au cœur du personnage mieux que certaines itérations filmiques en particulier en soulignant à quel point ce héros solitaire n’est jamais mieux défini que quand il est entouré de sa famille d’adoption.
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L’intelligence du personnage  se matérialise par son utilisation la fonction de « master building » bien connue des joueurs des différents jeux Lego qui lui permet  d’assembler toute une variété de véhicules à partir des materiaux qu’ils trouve autour de lui. Le film déborde de références clins d’œil, gags visuels, répliques qui se succède à un rythme si échevelé (le temps de comprendre un gag , trois autres lui ont déjà succédé) qu’il peut aisément supporter plusieurs visionnages (pratique si vous avez des enfants ). On frôlerait l’overdose si les gags n’étaient pas dans leur majorité réussis. Les références ne se limitent pas à l’univers DC , on y retrouve une large palettes des vilains issus du catalogue  de Warner, d’autres tombés dans le domaine public ainsi que de nombreuses créatures qu’on retrouvera avec plaisir. Ce mélange reflète la nature des jeux  LEGO, ou les enfants quand ils jouent n’hésitent pas à mélanger les univers. A la musique Lorne Bafle assistant de Hans Zimmer compose des thémes « Batmanesque » dans l’esprit des précédents thémes et en particulier ceux de son mentor!

Conclusion : Lego Batman, le film n’est peut-être pas toujours aussi drôle que La Grande Aventure Lego  mais il regorge d’assez d’esprit, d’énergie et de références pour ravir les fans de  DC comics, de LEGO et de Michael Jackson !

Ma Note : B

Lego Batman, le film de Chris Mckay (sortie le 08/02/2017)

 

 

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