Blanche-Neige et le Chasseur (2012)

Rupert Sanders, réalisateur issu du monde de la publicité, signe ici son premier long-métrage. Il y brasse de nombreuses influences : des batailles médiévales à la manière de Ridley Scott, des vues aériennes rappelant la Terre du Milieu, une forêt poétique à la Burton, et un troll que n’aurait pas renié Guillermo del Toro. Pourtant, il parvient à intégrer ces éléments dans un univers cohérent. Sa mise en scène est dynamique et graphique, sans jamais être ostentatoire. Charlize Theron est indéniablement la vedette du film. Son personnage est le mieux écrit, et son jeu, tantôt opératique, tantôt naturaliste, confère une véritable dimension psychologique à la marâtre des contes de fées. Curieusement, le personnage de Blanche-Neige est celui qui fonctionne le moins. Toutes les qualités qu’elle est censée posséder sont rapportées par les autres personnages plutôt que démontrées par ses actions. Le jeu de Kristen Stewart (caractérisé par une succession de regards apeurés) ne parvient pas à compenser les faiblesses de son personnage, contrairement à celui de Chris Hemsworth. Le rythme du film est inégal, avec des moments de lenteur et, à l’inverse, des scènes qui auraient mérité plus de développement et qui se succèdent trop rapidement. Ainsi, le lien très fort entre le chasseur et Blanche-Neige, censé se nouer dans la forêt, ne bénéficie que de quelques minutes de développement sur les deux heures de métrage.

Conclusion : Blanche-Neige et le Chasseur est visuellement réussi et prend au sérieux son univers de contes, il souffre d’un scénario qui se traîne un peu entre les morceaux de bravoure et du manque de charisme du rôle-titre.

Ma Note : C+

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