Blast from the past : La Relève (« The Rookie ») 1990

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De temps en temps le CinémaDroide va plonger dans ses banques mémoire et revenir sur un film oublié à redécouvrir. Aujourd’hui « La Relève » (« The Rookie ») de et avec Clint Eastwood (1990)

L’année 1990 voit Clint Eastwood  à la croisée des chemins, sa carrière de réalisateur enfin reconnu avec « Bird » a connu un accroc avec l’échec « Chasseur Blanc Coeur Noir »  le voici dépassé dans le domaine du film d’action au sein de la Warner par les productions Joël Silver (« L’Arme Fatale», «Die Hard »).

La Relève « The Rookie » est une tentative d’accrocher ce wagon du renouveau du film d’action, Le film est d’ailleurs un Buddy movie (façon Arme Fatale) ou il offre la tête d’affiche à  Charlie Sheen toujours vedette en devenir à l’époque, dans l’espoir d’une éventuelle franchise.

Celui-ci est David Ackermann fils de bonne famille, qui doit faire équipe avec un vétéran dur à cuire sur la piste d’un trafiquant de voiture allemand.

Toujours entouré de ses fidèles (Jack green à la photo, Joël Cox au montage) il livre son film le plus pyrotechnique, cascades, baston, explosions tout rappelle l’esthétique des productions Silver.

Clint,  en retrait dans le film,  s’octroie une fois de plus un personnage de flic « bad ass » aux répliques cinglantes mais dans un ressort plus comique que son  Harry Callahan , à noter qu’il est sacrement baraqué dans le film, cédant à l’autre mode en vogue dans les films d’action de l’époque.Le méchant du film est aussi typique des films des années 80-90 ,un vilain européen , (Eurotrash comme disent les critiques américains) ,ici un allemand interprété par le comédien Porto ricain Raul Julia !.

On retrouve avec nostalgie cet acteur trop tôt disparu, qui passera à la postérité pour  son personnage de Gomez Addams dans les deux films de Barry Sonnenfeld.Il est ici  particulièrement charismatique. Il est associé ici à la brésilienne Sonia Braga qui s’offre une scène de « viol » avec Clint lui-même (à moins que ce ne soit l’inverse), scène qui détonne dans ce type de film  et porte la marque iconoclaste du grand homme.

Hélas pour lui Charlie Sheen ne sera jamais Mel Gibson ou Bruce Willis, le film est un échec et restera sans suite.

Clint ne poursuivra pas dans cette voie abandonnant ce terrain au mogul de Silver Pictures et  au chêne autrichien.

Deux ans plus tard il revient à ses racines » western »  interprète et réalise « Impitoyable » triomphe aux Oscars, une nouvelle phase glorieuse commence pour lui. Reste cette « Relève » oubliée de sa filmographie , solide film d’action ou l’on retrouve un Clint sardonique en pleine forme et un Charlie Sheen joufflu mais sain d’esprit!

 

 

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