Fast & Furious 6 – Cette fois 6 c’est la guerre ! [Critique]

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Vin Diesel et son équipe de choc avec quelques nouveaux venus dont Gina Carrano (Piégée) sont de retour pour le dernier opus réalisé par Justin Lin. Alors Stop ou encore ?

Curieusement  l’émergence ces dernières années du « megablockbuster » n’a pas coïncidé avec celle de nouveaux « action director » les coordinateur de cascades et effets numériques prenant en charge ce coté de la production.La mise en scène de grandes scènes d’action reste un talent particulier relativement peu répandu (si il est naturel pour un James Cameron on voit que Christopher Nolan par exemple a plus de mal). Justin Lin fait partie de cette race de cinéastes avec sa prise en main de la série Fast & Furious qu’il fit passer  de série B à bout de souffle à l’une des plus grosses franchises d’action et la plus rentable pour Universal Pictures. Pour son champ du cygne sur la franchise il confirme ce titre de façon éclatante avec ce  Furious 6 (c’est le titre qui apparaît à l’écran) proprement étourdissant.

Écartons par avance le procès en « irréalisme » l’univers de F&F est plus proche de celui des « Avengers » que de « French Connection ». La mise en scène  a définitivement laissé derrière elle les lois de la physique et de la physiologie pour une approche viscérale qui vise à galvaniser le spectateur. Il parvient malgré tout à rendre les moments les plus improbables (et il y en a!) « acceptables » évitant que le spectateur ne sorte du film.Il donne à chaque scène un impact maximal  et filme avec abandon ses bolides dans des courses poursuites qui deviennent de véritables « scènes de guerre véhiculée » comme les décrit un protagoniste

Il sait aussi donner un rythme parfait au film, même si l’action est généreuse et variée tout au long du film, on a le sentiment que Lin n’a pas poussé son bolide à fond c’est alors qu’il déroule à la suite deux scènes proprement titanesques qui pourraient très bien chacune clore leurs blockbusters respectifs.Ces deux morceaux de bravoure constituent de mini-films dans le film avec leur propre scénario qui se déploie tel des poupées russes. Cette succession donne un effet de puissance incroyable à la seconde moitié du film.Cette volonté  de surenchère rappelle les meilleurs moments des productions Joel Silver des années 80.

A noter la présence en tant que réalisateur de seconde équipe de Spiro Razatos qui officiait dans les années 80 dans des séries B ou malgré des budgets ridicules il parvenait à réaliser des séquences incroyables (par exemple sur Maniac Cop II). Les deux derniers F&F montre ce qu’il peut obtenir avec des budgets pharaoniques je pense que la dynamique des scènes automobiles lui doit beaucoup.

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Hobbs (Dwayne « The Rock » Johnson) et Riley (Gina Carrano) un homme et une femme cha ba da ba da…

Héros méconnu de la franchise désormais seul à bord : le scénariste Chris Morgan.Même si cela peut prêter à sourire son travail est essentiel ,  si la encore aucune loi locale ou internationale ne s’applique plus dans cet univers  il parvient à jongler avec une quinzaine de personnages à qui il donne chacun leur ‘moment’ tout en élaborant pour eux un bac à sable planétaire et une intrigue relativement solide.Il a en particulier musclé un des points faibles de la franchises : ses vilains. Owen Shaw (Luke Evans) est bien plus dangereux et charismatique que les trafiquants des précédents opus.

Il élabore toute une continuité (encore une analogie avec l’approche Marvel , 3 gags du film y font référence d’ailleurs) autour des films de la franchise ré-utilisant des personnages ou terminant des intrigues d’épisodes antérieurs récompensant la fidélité des fans.

L’humour est très présent  bien sur un peu bourrin mais   réserve aussi un moment « méta » ou les personnages réalisent qu’ils sont littéralement confrontés à leurs doubles maléfiques.

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et Vin tu es sur que je suis encore tete d’affiche dans celui-ci ?

On retrouve Vin Diesel et Dwayne « The Rock » Johnson tout deux en grande forme (ce dernier ayant éclipsé le fade Paul Walker de la tête d’affiche). Diesel parvient même à rendre crédible des moments d’émotion un peu forcé par la sincérité qu’il y met.

Le duo comique formé par Ludacris  et Tyrese Gibson fonctionne bien.

Les nouveaux venus s’intègrent parfaitement Luke Evans (bientôt dans le remake de « The Crow ») a suffisamment de présence pour être une menace crédible face à Diesel et Johnson.  Gina Carrano (vue dans Piégée et issue de la MMA) arrive à allier charme et talent pugilistique.

Les antagonistes bénéficie du renfort de Joe Taslim la révélation de The Raid et de la présence titanesque du danois Kim Kold à coté de qui The Rock fait figure de brindille! Leur affrontement constitue pour moi le clou du film.

Le départ a de Justin Lin qui abandonne la franchise sur une note si élevée rend la tache de  son successeur James Wan (Insidious) bien difficile!

team
Les bad guys du film avec au centre le beau bébé Kim Kold!

Avec Fast & furious 6   Justin Lin  atteint pour son dernier F&F  le nirvana de l’action totale!   8/10

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