Blast From the Past : Quatre séries B des années 90 à redecouvrir

b-movie-marquee-bfa

Les années 90 regorgent de chef d’oeuvre mais ont aussi produits dans les vagues des succès de l’époque entre gangsters et aliens hostiles nombre de séries B  ou brillent enfin en vedette des seconds rôles prestigieux et ou de futurs scénaristes stars se sont fait la main. Je vous propose d’en découvrir  quatre vraiment réussies…

Dernières heures à Denver  – Things to Do in Denver When You’re Dead – Gary Fleder (1995)

things-to-do-in-denver-when-you-re-dead-original

Le succès de Pulp Fiction et  fit  émerger nombre de films de gangsters bavards et la mise en chantier du film  chez Miramax (à l’époque filiale de Disney)   leur doit beaucoup.Toutefois  le script de Scott Rosenberg  (qui signera ensuite celui de Con Air pour le mogul Bruckheimer) fait entendre sa petite musique. Le film suit un gangster retiré des affaires Jimmy le Saint (Andy Garcia) obligé de rassembler une équipe pour un dernier coup commandité par son ancien boss « The Man With the Plan »(Christopher Walken glaçant). Bien sur l’opération tourne à la catastrophe , Jimmy  et son éclectique bande de losers ont alors 48 heures pour se résigner à leur mort prochaine traqués qu’ils sont par l’implacable Mr Shhh (Steve Buscemi).

Outre sa galeries de personnages haut en couleur comme le colérique  Critical Bill (Treat « I am Godzilla! You are Japan! » Williams )  ou Pieces ( Christopher Lloyd le Doc Brown de Retour vers le futur) en vieux criminel rongé par la lèpre (!) le film marque par son ton mélancolique  et  des scènes vraiment touchantes. Il se déroule dans une atmosphère fantasmagorique leur histoire devenant quasiment  un contes de fées pour gangsters.

Une perle à redécouvrir.

Les maîtres du monde  – The Puppet Masters – Stuart Orme (1994)

puppettmasters

Un film d’invasion extra-terrestre co-écrit par les scénaristes de Pirates des Caraibes et celui de Man Of Steel et Batman Begins ça vous tente ?

Les années 90 furent marqués par un revival de l’ufologie porté par les succès planétaires d’ X-Files sur le petit écran et d’ Independance Day sur le grand . Hollywood Pictures la branche adulte de Disney cherche à capitaliser sur les deux fronts à la fois l’invasion massive et la paranoia de l’infiltration  en adaptant un roman de SF des années 50 de Robert Heinlein (Starship Troopers).  Ted Elliott et Terry Rossio qui n’avait signé à l’époque que le script de l’ Aladdin de Disney  se charge de l’adaptation conservant le cadre futuriste de l’intrigue.

Afin de ramener le budget dans des zones raisonnables Disney fait ré-écrire le script par David Goyer qui n’a à l’époque que quelques séries B ou Z à son palmarès  (dont Kickboxer 2 !).

Le gout du bonhomme pour l’esprit comics se fait sentir dans cette histoire ou Adam « The Old Man » Nivens (Donald Sutherland déja present dans la version 70’s de l’Invasion des Profanateurs de Sépultures) dirige une agence gouvernementale de protection , qui découvre qu’une colonie d’extra-terrestres parasites  a pris le contrôle d’une petite ville du midwest -manipulant l’esprit et le corps de leurs hôtes tels des marionnettes! Ils doivent faire bientôt face à une véritable invasion les créatures se multipliant et doivent trouver un moyen d’éliminer ces créatures qui semblent invincibles avant que l’espece humaine soit rayée de la carte.

La mise en scène de Stuart Orme vétéran de la télévision britannique est ultra dynamique, le film  mêle action et  paranoïa offrant d’excellentes scènes de suspense dont un interrogatoire d’une créature qui possède le fils de Donald Sutherland (Eric Thal) assez dérangeante . Les deux acteurs se complètent d’ailleurs assez bien. Les aliens sont  réalistes et assez originaux pour être marquants.

Le press-kit d’époque :

The Prophecy (1995)

prophecy-1995-03-g

Trouble au paradis l’archange Gabriel veut tel Lucifer avant lui mener une rébellion au Paradis, pour mener son projet à bien il a besoin de l’âme d’un général qui a trouvé refuge dans le corps d’une petite fille au cœur d’une réserve indienne. L’ange Michael va chercher à la protéger mais c’est bientôt entre les mains d’un policier ancien prêtre  que le destin de l’humanité va se jouer.

Gregory Widen scénariste  de la première version d’Highlander confirme son gout pour les êtres immortels qui règlent leurs compte parmi les humains. Inspiré du  poème Paradise Lost de Milton qui décrit les anges non comme de petits chérubins mais comme des créatures guerrières  (c’est Gabriel qui détruisit Sodome & Gomorrhe),Widen fait de son Prophecy (ex God’s Army) une sorte de Terminator mystique. Christopher Walken  donne  un véritable one-man show très réussi incarnant cet archange exterminateur jaloux de l’humanité (qu’il appelle les « singes parlants »).

Le film regorge de concepts intéressants et offre au jeune Viggo Mortensen  une apparition dérangeante dans le rôle de l’ange déchu Lucifer.

Shocker (1990) – Wes Craven

shocker_poster_01

Dépossédé par la New Line de sa création la plus juteuse Freddy Krueger , Wes Craven tente de créer un nouveau bogeyman cette fois pour la firme Alive films, division vidéo de la « major » indépendante Carolco qui fit fortune avec Rambo et Total Recall (à noter qu’ Alive films qui financera le premier film d’un jeune auteur appelé Quentin Tarantino mais c’est une autre histoire).

Sa nouvelle création Horace Pinker (Mitch Pilegagi que la sérié X-Files immortalisera en directeur Walter Skinner ) est un sociopathe des plus agressifs condamné à la chaise électrique il revient  d’entre les morts sous la forme d’un spectre électrique lui permettant de prendre possession du corps de ses victimes.Sa première cible un joueur de Football américain universitaire (le jeune Peter Berg futur réalisateur de Hancock et le Royaume) qui avait contribué à son arrestation.

Certes Craven démarque sa propre création (il y a même de nombreuses séquences de rêves) ainsi que Hidden (succès de la New Line réalisé par Jack Sholder réalisateur du second Freddy tiens tiens) mais il le fait avec une telle énergie sur fond de Heavy Metal , aidé par l’interprétation « larger than life » de Pileggi qu’on ne peut que se régaler avec cette série B jouissive qui  se conclue par un duel tres what the fuck ou les deux adversaires se poursuivent à travers des programmes TV !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s