Le labyrinthe – Un parfum de Twilight …Zone ! [Critique]

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La littérature Young Adult (pour adolescents) est avec le comic-book le nouvel Eldorado des studios en mal de franchises.  Twilight et Hunger Games ayant fait la fortune des mini-major Summit et Lionsgate,  la Fox tente de se doter à son tour de sa propre franchise YA avec cette adaptation du cycle L’Épreuve de James Dashner. Le Labyrinthe parviendra  t’il se distinguer du lot ou se perdra t’il en chemin ?

Le film s’ouvre sur le jeune Thomas (Dylan O’Brien sosie adolescent d’Henry « Man Of Steel » Cavill) qui s’éveille, amnésique, dans un monte-charge qui le dépose au milieu d’une communauté  de jeunes garçons vivant prisonniers au centre d’un immense labyrinthe. Dirigés par le premier arrivé Alby (Aml Ameen) ils subsistent grâce à l’agriculture et aux fournitures que le mystérieux ascenseur leur apporte. Au lever de chaque jour les  portes du labyrinthe s’ouvrent et   des « coureurs » (les Maze Runners du titre original) partent l’explorer pour tenter de trouver une issue. Ils doivent être rentrés avant la nuit au moment ou les portes se referment car personne n’a encore  survécu à une nuit dans le labyrinthe. L’arrivée de Thomas va tout changer…

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Je ne suis pas fan de cette vague d’adaptation de littérature « Young Adult »  pas tant par la récurrence de leur thèmes que par la pauvreté de leur exécution.Dans le meilleur des cas ils m’apparaissent n’être au mieux que des versions diluées des genres dans lesquels ils s’inscrivent le plus souvent: le fantastique et la SF.  Certes je ne suis pas dans la cible (je ne suis ni jeune…ni adulte!) mais il me semble que les productions Amblin des années 80 orientées vers un jeune public parvenaient  pourtant à toucher tous les ages. (en tout bien tout honneur!)

Ma surprise est d’autant plus grande devant ce Labyrinthe qui s’avère être un film d’aventures d’une grande intensité et d’une efficacité redoutable.

Cette réussite  repose sur trois facteurs  : D’abord un scénario bien construit qui débute comme un épisode de « The Twilight Zone » (la Quatrième dimension en VF) et ménage assez de surprises à chaque étape de pour maintenir l’intérêt du spectateur tout au long des deux heures de métrage (on pense aussi à Lost avec ses personnages qui à chaque réponses sont confrontés à de nouveaux mystères). Et ce jusqu’à une conclusion qui si elle a l’obligation d’ouvrir la porte sur une suite ( le film adapte le premier tome d’une série de quatre) parvient à garder le parfum des  fins « à twist » des épisodes de Twilight Zone et des films de SF des seventies.

Ensuite la mise en scène du nouveau venu  Wes Ball (venu du monde des effets spéciaux)  surprend, pour un premier film, par sa maturité de vieux routier. Certes il  brasse de nombreuses références, on pense tour à tour à Cube mais aussi  Predator,  Starship Troopers ou The Island (il reprend d’ailleurs, signe de bon gout,  le » plan circulaire autour d’un personnage qui se redresse » directement issu de la grammaire  de Michael Bay ) mais parvient à les intégrer dans un ensemble cohérent.

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young Henry Cavill aka Dylan O’Brien et young Matt Damon aka Will Poulter

Il exploite  son environnement , intègre avec aisance les effets spéciaux et si il est  l’aise dans les scènes dramatiques comme dans le mystère c’est dans ses  scènes d’action ultra-dynamiques  qu’il applique le mieux les leçons de ses modeles. Un nom à retenir.

Enfin il a la chance de se reposer sur un  casting de jeunes acteurs convaincants qui échappent au syndrome « tetes à claques » qui plombe souvent ce type de production.

Dylan O’Brien endosse  bien son rôle de héros, Will Poulter (jeune sosie de Matt Damon vu dans Les Miller, une famille en herbe) apporte de la nuance à son personnage de « chef de la sécurité »qui aurait pu tomber dans la caricature. On retrouve  Thomas Brodie-Sangster (vu dans Game of Tthrones) qui  prend en charge avec aisance  beaucoup de dialogues d’exposition et pour moi la découverte du film  le jeune Aml Ameen particulièrement charismatique  (qu’on retrouvera  dans la série TV « Sense 8 » produite par les Wachowskis pour Netflix).

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Le film n’est certes pas exempt de défauts, revers de ses influences  le spectateur aguerri aura vite deviné ou l’amène l’intrigue et la conclusion du film, le personnage féminin (joué par Kaya « Skins » Scodelario) est sacrifié mais peut être aura elle plus à faire dans la suite.

ConclusionQue cache ?  Une excellente surprise ! Un bon film d’aventures/ SF  au doux parfum de « Quatriéme Dimension » porté par un casting solide et la mise en scène très efficace du nouveau venu à suivre Wes Ball.

Ma note : A-

Le labyrinthe de Wes Ball

Sortie le 15/10/2014

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Une réflexion sur “Le labyrinthe – Un parfum de Twilight …Zone ! [Critique]

  1. Layla 30 novembre 2014 / 4 h 11 min

    il s’agit de Kaya Scodelario et non de Kaya Candelario

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