Annabelle : poupée de cire poupée de sang [Critique]

annabelle

Les visages impassibles des poupées nourrissent les fantasmes et ont donné au  cinéma fantastique une de ses icônes la poupée Chucky. Le succès considérable de The Conjuring dont elle constituait un des éléments les plus terrifiants a fait entrer la poupée Annabelle dans ce cercle très fermé. The Conjuring 2 étant encore loin Warner et New Line exploite la popularité de la poupée dans ce spin-off à petit budget. Alors bon petit film de terreur ou vile exploitation mercantile.La réponse après le Jump…

Si vous avez vu un film de possession ou de maison hantée ces 40 dernières années rien ne vous surprendra dans ce patchwork de scènes  prélevées sur les cadavres des classiques du genre d’Amityville, l’Exorciste ou  Rosemary’s Baby : grincements, apparitions, femme au bord de la crise de nerfs en proie au démon, intervention d’un prêtre chapeauté qui passe de nuit sous un lampadaire…. la totale !

La poupée Annabelle vient se greffer dans cette histoire de manière finalement artificielle. Le gros de sa « participation » se résumant à des gros plans sur son visage inquiétant accompagné de musique stridente. D’ailleurs réalisant qu’elle n’est qu’ une guest-star dans son propre film les auteurs tentent de rappeler The Conjuring en redonnant à la poupée de manière complètement artificielle les pastels avec lesquels elles terrorisaient les co-locataires du film de Wan.

ANNABELLE

Le script de The Conjuring  compilait lui aussi les tropes les plus fameux du genre mais le faisait de manière  plus aboutie se reposant sur  personnages bien plus intéressants que le couple falot Mia (Annabelle Wallis) et John (Ward Horton). Les deux acteurs étant particulièrement transparents , difficile de s’investir dans leurs mésaventures.  Annabelle Wallis est bien jolie mais n’a pas l’intensité que demande ce type de rôle (voir la composition d’Essie Davis dans Mister Babadook pour s’en convaincre). Alfre Woodard ( Evelyn) est une excellente actrice mais son personnage  est  exploité de la façon la plus inintéressante possible pour finir en plus d’une manière discutable.

Un cas aigu de conjonctivite...
Un cas aigu de conjonctivite.

John R.Leonetti dont c’est la troisième mise en scène après Mortal Kombat : Annihilation (un navet cosmique) et l’effet Papillon 2 (un DTV moisi) est un  technicien très compétent (c’est le directeur de la photo de The Conjuring) mais n’a pas le talent de James Wan pour filmer la terreur qui transcenderait les handicaps du film. Il parvient malgré tout à trousser quelques scènes assez efficaces comme l’attaque brutale de deux membres d’un culte satanique à la Charles Manson, l’apparition d’une petite fille fantôme et une scène dans la cave de l’immeuble qui se clos par l’apparition assez réussie d’un démon cornu du plus bel effet. Pour le reste encore une fois beaucoup de longueurs filmées assez platement pour aboutir à un final raté ou le film fini par se déliter complètement.

Conclusion : Film de terreur standard accumulant les clichés du fantastique Annabelle fait pale figure face à son modèle faute de personnages crédibles et de son final catastrophique.

Ma Note : C-

Annabelle de John R. Leonetti

Sortie le 08/10/2014

Bon malgré cette critique Annabelle et moi on se quitte bons amis..
Bon malgré cette critique Annabelle et moi on se quitte bons amis..

 

 

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