Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées – l’Adieu sans larmes [critique]

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C‘est un voyage débuté en 2 000 qui s’ acheve en quelque sorte avec ce dernier volet de la trilogie du  Hobbit. Malgré le succès le chemin  fut beaucoup plus tortueux pour ce nouveau trip en Terress du Milieu qui est loin d’avoir fait l’unanimité. Mais comme dit la maxime l’important n’est pas la chute c’est l’atterrissage …

Le film commence littéralement  dans le feu de l’action avec la poursuite de l’attaque du dragon Smaug sur la cité lacustre de Laketown qui concluait abrutment le précédent chapitre.La séquence  très spectaculaire utilise magistralement les flammes , les effets de vertige et un sound-design agressif pour cet adieu à la créatures interprétée par Benedict Cumberbatch qui a l’occasion de siffler ses dernières menaces. Le film ne perd pas de temps et rapidement les réfugiés menés par Bard affluent au pied de la Montagne détenue par la compagnie des nains menée par un Thaurin de l’influence néfaste  de l’or maudit qui leur en refuse l’accés. Bientôt se massent  les cinq armées du titre pour s’emparer du trésor convoité aussi bien par les elfes, les Orcs et les armées
d’Azog sous l’influence de Sauron.

Bonne nouvelle Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées est le film le plus compact de la saga et va directement au but évitant les longueurs qui plombaient certains des précédents volets. Essentiellement consacré à l’action il enchaîne une bataille gargantuesque  mettant aux prises des colonnes de milliers de fantassins et créatures qui se poursuit par une série de duels permettant de conclure dans le fer et le sang les arches narratives des principaux personnages.

On s’y est presque habitué mais il faut saluer l’effort technique de mettre en images des conflagrations de cette magnitude en portant une telle attention  aux moindres détails (décors,costume etc..). Au détour de quelques séquences on retrouve le meilleur  de la mise en scene de Jackson en particulier dans deux d’entre elles : un duel opposant Legolas à un orc géant sur une tour effondrée faisant office de pont au dessus d’une crevasse qui fleure bon le swashbuckler d’antan.Une autre qui voit le vétéran Christopher Lee (92 ans au compteur) affronter des spectres dans une séquence très Hong Kongienne.

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N’ayant jamais retrouvé l’émotion authentique qui baignait le Seigneur des Anneaux  dans cette nouvelle saga j’appréhendais une conclusion étirée et larmoyante pour cet ultime chapitre. Heureusement il n’en est rien Peter Jackson conclut  sobrement cette loooongue aventure et quitte la scène avec élégance.

Car si Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées est plus engageant des trois volets il n’est pas exempt de défauts meme si il paye certains choix fait par Jacskon pour cette adaptation en particulier la volonté d’imposer au primesautier Hobbit le même traitement en trois volets et le style plus sombre du Seigneur des Anneaux.
La Bataille des Cinq Armées tres efficace apparaît plus comme le dernier acte d’un film en cours que comme une oeuvre autonome  dés sa séquence d’ouverture qui se vit comme la conclusion du précédent opus comme ajoutée la par une erreur de montage. Les deux films envisagés au départ auraient certainement eu une narration plus dense et cohérente.

La volonté de bâtir à tout prix des ponts avec la trilogie précédente que ce soit en y important des personnages de celle-ci ou en créant de toutes pièces des protagonistes m’a toujours semblé artificielle. Ainsi  les longues séquences impliquant le retour de Sauron  même si elles furent graphiquement belles n’apporte vraiment rune à l’histoire.D’autant que cela se fait au détriment de personnage du Hobbit comme ce Thaurin « Aragornisé » (qui jaillit qui jailli d’ailleurs au coté de ses hommes tels ce dernier Aragorn dans Le retour du Roi) ou bien Bilbo parfaitement interprété par un Martin Freeman très juste qui se trouve relégué à un rôle secondaire.

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Malgré la technique impeccable cette trilogie semble avoir été pour Peter Jackson celle du devoir (vis à vis de sa compagnie et de ses techniciens) suite à l’abandon du projet par Guillermo Del Toro plutôt que de l’envie. Devoir appliqué avec talent mais sans le feu sacré que l’on sentait jadis et on se prête à rêver à ce Hobbit unique de 3 heures du mexicain fou que nous ne verrons jamais…

Conclusion : Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées conclut de façon spectaculaire avec élégance une seconde Trilogie des Terres du Milieu qui n’a jamais retrouvé la magie de son illustre prédécesseur.

Ma Note : B

Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées de Peter Jackson

Sortie le 10/12/2014

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