GI-JOE : CONSPIRATION (2013)

Joes

Le réalisateur à l’origine de Justin Bieber: Never Say Never et Sexy Dance 2 (et futur de Wicked) prend les commandes de la franchise G.I. Joe avec cette suite, écrite par les scénaristes de Zombieland. Pour l’épauler, il fait appel à Dwayne « The Rock » Johnson et Bruce Willis. Malgré ses défauts, tels que le manque de charisme de ses interprètes et un abus de CGI, j’avais apprécié le premier G.I. Joe pour sa sincérité et la générosité de son spectacle. Sa suite, G.I. Joe : Conspiration, propose une version bien plus aboutie de ce concept de blockbuster « décomplexé ». Le réalisateur Jon Chu, dont je n’avais pas encore découvert les œuvres précédentes (Sexy Dance 2, Sexy Dance 3D et Justin Bieber: Never Say Never), semble véritablement passionné par le matériau d’origine, en particulier le comic-book G.I. Joe publié par Marvel dans les années 80, qui a posé les bases narratives de la franchise. Il réussit son entrée dans le monde du blockbuster d’action, mêlant habilement chorégraphie et rythme. Le film, vitaminé et entraînant, intègre les effets spéciaux à l’action sans se laisser submerger. Il bénéficie d’un scénario astucieux écrit par le duo Rhett Reese et Paul Wernick, très en demande depuis Zombieland (qui signeront ensuite l’adaptation brillante du comic-book Deadpool) pour leur talent à produire des récits visuels qui s’imprègnent des forces de la pop culture, tout en gardant une touche d’humour. Ils réussissent ici à concilier deux impératifs a priori antagonistes : redynamiser la franchise tout en poursuivant l’histoire là où elle s’était arrêtée. Zartan, agent de Cobra, a pris l’apparence du président des États-Unis (incarné par JonathanBrazilPryce) et occupe désormais le bureau ovale. Ne gardant que les ninjas Snake Eyes et Storm Shadow, ils dynamitent tout le reste, tant au sens propre qu’au sens figuré. Oubliant l’origine inutilement compliquée du premier film, ils redonnent au Cobra Commander son apparence et sa personnalité des comics (toute ressemblance avec un célèbre seigneur Sith est fortuite). Les scènes d’action s’enchaînent avec maestria, et le plan des méchants rappelle les machinations des James Bond des années 60, jusqu’au compte à rebours final. Au passage, il est intéressant de noter que l’arme ZEUS de Cobra s’inspire d’une création de Warren Ellis, auteur de comics, pour la série Global Frequency (plus précisément, le numéro 12), ce dernier ayant également scénarisé l’anime G.I. Joe Resolute pour la chaîne Adult Swim (à découvrir ici , c’est bien mieux que les deux films !). Que faire lorsque votre franchise ne rencontre pas le succès escompté ? Commencez par engager Dwayne ‘The Rock’ Johnson, comme l’a fait Universal pour Fast Five. Sa présence imposante dynamise le film. Les nouveaux venus parviennent rapidement à faire oublier l’équipe précédente (sauf pour le transparent DJ Cotrona). La sculpturale Adrianne Palicki, en plus d’avoir un physique remarquable, s’avère à l’aise tant dans les séquences d’action que dans la comédie, son running gag avec Bruce Willis étant particulièrement réussi. Bien que la participation de ce dernier se limite à un caméo, il incarne avec brio un vétéran blasé, bien plus mémorable que dans Die Hard 5. Même constat pour le rappeur RZA, qui laisse une empreinte plus forte ici que dans l’intégralité de son film L’Homme aux poings de fer. Deux vedettes de la télévision, Ray Stevenson (Rome) dans le rôle d’un méchant adepte des explosifs, et Walton Goggins (de The Shield et Django Unchained) en directeur de prison pour super-vilains, livrent des performances mémorables, notamment lors d’une scène d’évasion à la fois drôle et « très comic book ». Les amateurs d’action qui craignaient la disparition du gun-fu, cet art alliant arts martiaux et armes à feu, inventé pour le film Equilibrium, peuvent se réjouir : il fait son grand retour ici (d’accord, nous étions deux à l’attendre). Le seul bémol pourrait être un final un peu cheap, avec The Rock au volant de son buggy, qui m’a rappelé les heures sombres du film MegaForce (Hal Needham, 1982). Conclusion : G.I. Joe : Conspiration se révèle être un film d’action pop, drôle et hyper-efficace, un divertissement qui ravira les fans d’action de tous âges et lance la saison des blockbusters de manière remarquable. Mission accomplie !

Ma Note : B

La « world famous » critique vidéo NoPopCorn du film !

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