12 HEURES (Critique)

David Guggenheim a vendu pour une belle somme son scénario Safe House devenu Sécurité Rapprochée avec Denzel Washington et Ryan Reynolds à la prestigieuse Universal mais il avait vendu auparavant un autre script ‘The Medaillion » (pour les plaques de taxi) rebaptisé Stolen (pour évoquer le juteux Taken) au bien moins prestigieux Nu Image / Millenium films (Expendables,Conan , Helldriver). La société autrefois spécialisé dans la série Z de kickboxing  en confie les rênes à son poulain Simon West (Expendables 2,The Mechanic) qui retrouve pour l’occasion la vedette maison Nicolas Cage qu’il avait dirigé pour Con Air (les Ailes de l’Enfer).  L’acteur toujours en train d’épurer son ardoise fiscale rejoint alors la Nouvelle Orléans qu’il connaît bien depuis quelques années car de nombreux films de ce calibre y sont tournés,  pour des raisons fiscales.Dans ce film un ancien complice de Cage braqueur de banque qui vient de passer 8 ans en prison sans révéler où il avait planqué son magot, enlève la fille de ce dernier qu’il séquestre dans le coffre de son taxi.Cage a donc 12 heures pour lui donner une rançon de 10 millions de dollar. Probleme Cage n’a plus l’argent et se trouve de plus sous la surveillance de la police. Donc Stolen devenu ici 12 heures n’est pas un chef d’oeuvre certes mais on peut y trouver quelques points positifs.Tout d’abord le script même si il est  déjà vu aligne suffisamment de rebondissements feuilletonesque pour nous tenir en eveil.La mise en scene de West est fonctionnelle mais il sait filmer l’action et la scène finale nocturne éclairée de flamme a un certain cachet. Le casting qui entoure  fait de vieux routier de l’écran est un autre bon point.Le jeu du chat et de la souris auquel se livre Danny Huston dans le rôle du policier et nicolas Cage  même s’il relève du cliché est bien troussé. La performance la plus marquante est celle de Josh Lucas ancien espoir Hollywood (Hulk,Furtif) complètement Over the top frise le ridicule faisant de ce méchant à la jambe de bois quasiment un héros de cartoon fini par emporter l’adhésion. 12 heures reste un film d’exploitation typique des prods Millenium (catégorie  bière et pizza) , avec une mise en scène et un script purement fonctionnel destiné à être amorti sur le marché vidéo sans aucune ambition artistique. Vous n’en garderez aucun souvenir après l’avoir vu et pire encore il ne fera même pas parti des plaisirs honteux comme ceux des années 80.Mais le plus triste dans 12 heures c’est bien un  Nicolas Cage amorphe,lui qui d’habitude profite de ces séries C pour se livrer à un cabotinage des plus éhontés semble totalement éteint comme si l’image de cette déchéance artistique avait fini par le rattraper.

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