Neuf mois ferme – Bernie est papa [Critique]

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L’acteur/réalisateur/scénariste Albert Dupontel revient sur les écrans avec cette histoire mettant aux prises une juge un peu coincée et un présumé psychopathe dont elle se retrouve enceinte, une comédie pas si « trash » qu’elle en l’air…

Avec ce film qui lui a été inspiré par un documentaire de Raymond Depardon sur la justice (10e chambre – Instants d’audience) Albert Dupontel narre une histoire somme toute assez classique (au cinéma en tout cas) du couple improbable à la différence prés qu’il s’agit la d’une juge d’instruction enceinte d’un présumé psychopathe (un « globophage » !!) incarné par l’auteur/réalisateur.

La ou on aurait pu craindre un excés de délire (comme par exemple dans son « Enfermés dehors »)  le film au contraire est un modèle d’équilibre laissant la part belle à un véritable humanisme et surprise un vrai romantisme.

« 9 Mois Ferme» un film de Albert Dupontel
Albert le réalisateur met en scène Sandrine Kiberlain et Dupontel l’acteur

Bien sur on retrouve les excès cartoonesques et/ou gore qu’adorent Dupontel dont une séquence  à la Sam Raimi mais ces moments viennent  pimenter une histoire très écrite. Dupontel a avoué avoir mis 18 mois pour écrire le script qui a encore évolué au gré des divers changements de casting ( le film était prévu  au départ en anglais avec des comédiens britanniques dont Emma Thompson) , cette longue gestation a été bénéfique au film qui bénéficie d’une structure très solide.

Sandrine Kiberlain porte le film sur ses épaules avec une interprétation très empathique et son duo improbable avec Dupontel qui incarne son archétype de paumé  à la fois agressif mais sympathique fonctionne à merveille.Les seconds rôles sont excellent : Bouli Lanners en pro de la vidéo-surveillance dans une séquence hilarante de « found footage » , Philippe Duquesne en médecin légiste (le Docteur Toulate vestige de l’origine anglaise du film toulate = too late / trop tard) et Nicolas Marié, même si je n’ai pas complètement adhéré à son personnage d’avocat bègue  malgré l’abattage du comédien.Des réalisateurs amis (Jan « Dobermann » Kounen,Gaspard « Irréversible » Noé  et Terry « Brazil » Gilliam) ainsi qu’une énorme star française viennent faire des apparitions sympathiques.

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Echographie…

Comme à chaque fois Dupontel s’attache au formalisme : cadres précis et travaillés , beaux mouvements ce qui est rare dans le paysage du cinéma français même si parfois on peut avoir  l’impression d’une mise ne scène trop « chiadée » pour ce type de film. A noter un magnifique et très émouvant plan « Kubrickien ».

En résumé une comédie réussie , la plus aboutie de son auteur ou Albert Dupontel parvient à un bel équilibre entre burlesque , humanisme et…romantisme.

7/10 pour « Neuf mois ferme »

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