Transformers l’Age de l’extinction – Le Bay-st Of ? [critique]

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Apres Transformers : Dark of the Moon Michael Bay avait annoncé son retrait de la franchise à laquelle à l’exception de Pain & gain il se consacre exclusivement depuis 7 ans. Des rumeurs de reboot se firent jour mais bien vite la major à la montagne annonçait le retour du Bayster  à la barre d’un nouveau volet qui certes ne reprend aucun membre du casting original et re-designe (un peu) ses robots vedettes mais  peut difficilement prétendre au titre de reboot. D’une part  le scénario continue la trame narrative du précédent (meme si le marketing martelle « Les régles ont changé »), il se base sur les conséquences de la bataille de Chicago mais surtout la continuité est totale puisque cette franchise se confond avec son AWESOME réalisateur…

Certes celui-ci à d’abord donné une explication « sociale » à son retour expliquant que la Paramount n’avait pas de blockbuster prévu pour cet été et risquait de mettre au chômage des centaines de techniciens que Bay aiment tant (il y a une part de vérité car on néglige souvent l’aspect industriel d’Hollywood). Mais des interviews récentes laisse apparaître une autre vérité. Bay déclarant ne pas vouloir voir arriver  un réalisateur inexpérimenté qui avec un casting de seconde catégorie  aurait gâché sa franchise. On voit mal la major confier sa franchise la plus lucrative à un inconnu et j’ai du mal à m’imaginer la catégorie d’acteurs en dessous de Rosie Huntington-Whiteley et Josh Duhamel!

En fait dur de  se séparer d’une franchise après le 7e plus gros succès de tous les temps tout de même!

Donc exit l’agaçant Shia Leboeuf,  ses (encore plus agaçants) parents et bonjour Cade Yeager (Mark Wahlberg)  inventeur texan sa fille adolescente Tessa (Nicola « mini-short/ teint orange » Peltz) et son boy-friend Shane Dyson (Jack Reynor) pilote de course que le protecteur Cade voit d’un mauvais œil quand . C’est quand il ramène chez lui l’épave d’un camion trouvé dans un cinéma abandonné ( l’occasion pour Bay de faire de l’humour « meta » sur le cinéma d’aujourd’hui fait uniquement de suites et de remakes) qu’il va attirer l’attention d’une mystérieuse agence gouvernementale qui traque les Transformers car ce camion n’est autre qu’Optimus Prime !

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« J’ai réussi à me débarasser de Shia LeBoeuf » « Michael il faut qu’on parle de mon pourcentage »

On reconnaîtra dans ce nouveau trio de héros humain la transplantation de la dynamique d’Armageddon entre Bruce Willis,  Liv Tyler et Ben Affleck qui nous vaut des séquences d’Americana pure à la Norman Rockwell (les champs ! les drapeaux américains ! les drapeaux américains! les drapeaux americains ! les drapeaux américains! etc..) que Bay n’avait plus filmé ainsi  justement depuis son film d’astéroïde. Ce n’est d’ailleurs le seul emprunt à sa propre filmographie tant le film pourrait être un « Greatest Hits » du réalisateur : un méchant humain vétéran des opérations secrètes voulant se venger comme dans The Rock , l’attaque de Hong Kong comme celle de Chicago dans le 3 entre autres …

La première heure est d’ailleurs la plus réussie depuis le premier volet il prend le temps de nous attacher aux nouveaux personnages, introduit posémantles enjeux, l’humour y est moins gras et même le side-kick comique supportable. Pour la première fois nous avons un antagoniste intéressant ( le point faible de la série pour moi) en la personne de LockDown un  Transformer chasseur de primes  affilié ni aux Autobots (les gentils!) ni aux Decepticons (les méchants!)  qui aide les humains à traquer ses congénères en échange d’ Optimus pour le compte de  mystérieux commanditaires. Son introduction nocturne au milieu d’une opération commando (à la The Rock) est marquante. Même les nouveaux Autobots Hound (John Goodman) Drift (Ken Watanabe) et Crosshairs (John DiMaggio) sont un peu plus intéressants …

C’est d’ailleurs un plaisir de retrouver Bay dans des scènes d’action n’impliquant pas de robots  avec des poursuites, des fusillades classiques.Il inaugure un nouveau plan culte, celui d’un méchant se « mangeant » la roue d’une voiture de rallye au ralenti  et

offre une scène représentant le summum du cinéma de Bay nos héros qui fuient en slow-motion ce qui peut être décrit comme des explosions DANS des explosions en un mot AWESOME !

A partir du moment ou nos héros s’introduisent dans le siège de l’entreprise de Joshua Joyce (Stanley Tucci) un « Steve Jobs like » qui a découvert le secret du métal métamorphe qui compose les Transformers, métal (le Transformium duh!) qu’il compte utiliser pour créer sa propre armée de robots le film retombe perd le fil de sa narration.  Lockdown est intriguant mais dés qu’il n’est plus à l’écran l’opposition incarné par le méchant Galvatron avatar du Megatron des épisodes precédents et chef des neo-Transformers  est bien fade.

Bay multiplie tout de même  les plans de fous, les images d’Amir Mokri sont somptueuses et on a droit à quelques  scènes impressionnantes comme la visite du vaisseau de Lockdown et l’évasion vertigineuse de nos héros. Bay se repose sur le bagou  de Mark Wahlberg et à la chance de compter  sur un excellent Stanley Tucci. Tucci  qui réussit  la ou des acteurs prestigieux comme John Turturro et surtout John Malkovitch s’étaient ridiculisés dans des personnages grotesques, il arrive à insuffler  une ironie acerbe et ses réactions sont vraiment drôles son « OH MY GOD! » quand des bateaux tombent du ciel est d’anthologie.

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Lockdown et son vaisseau -BADASS

 

Le final en Chine  veut évoquer celui fantastique  de Dark of the Moon reprenant même des figures de celui-ci (Optimus Prime découpant d’un même coup d’épée trois adversaires) mais est hélas bien plus proche de celui  pas fameux  de Revenge of the Fallen. La ou ou on avait  40 minutes d’action non stop parfaitement scénarisées (et oui l’action pour être efficace se doit d’avoir une narration rigoureuse) on se retrouve face à un barrage pyrotechnique masquant mal l’absence d’action réelle  et destiné à attendre le duel final.

On nous dit que nos héros  sont encerclés par cinquante Neo-Decepticons mais on voit surtout Hound faire feu en plan serré. Quand aux Dinobots (des robots qui se transforment en …dinosaures) que semble t’il les fans attendaient ( aveu:  je me contrefous de la « mythologie » Transformers moi je suis la pour Bay !) leur introduction est bâclée  dans les 20 dernières minutes.  Je ne vois pas leur fonction à part bien l’occasion de marquer l’histoire avec un plan ou OPTIMUS PRIME AVEC UNE ÉPÉE CHEVAUCHE UN ROBOT DRAGON/TYRANNOSAURE SUR LA MURAILLE DE CHINE!

Surnagent néanmoins quelques scènes comme le combat très cinéma Hong-Kongais qui oppose Wahlberg à Savoy (Titus Welliver) l’homme de main du bad-guy humain Attinger (Kelsey Grammer) sur les flancs d’un gigantesque HLM chinois, les combattants sautant de climatiseurs en climatiseurs ou bien cette scène qui voit le vaisseau ennemi aspirer à l’aide d’un mega -aimant voitures, bateaux et constructions.

Conclusion : Avec Transformers l’Age de l’extinction Michael  Bay nous fait un peu son « best-of » avec une excellente première heure, ensuite le film se perd un peu souffrant de déjà vu même si le Bayster assure le quota  de destruction de masse à une échelle qu’il est le seul à maîtriser.

Ma note : C+

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