The Raid : Ca va cogner [critique] – B+

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Une unité d’élite de la police indonésienne part à l’assaut d’un immeuble insalubre de Jakarta au sommet duquel vit retranché, tel une araignée au centre de sa toile, un caïd de la drogue. Vite repérés, coupés du monde extérieur, assaillit par la horde surarmée des « locataires » du lieu supérieure en nombre les policiers n’ont d’autres choix pour survivre que de gravir un à un les 30 étages de la tour et appréhender le criminel.

Avant tout ce qui distingue THE RAID de la plupart des autres films de baston action c’est sa mise en scène avec sa photo bleue nuit métallique, sa musique électro-indus angoissante (on y revient) l’ombre de John Carpenter et du James Cameron première époque plane sur THE RAID.

Cette ambiance quasi fantastique par moments, les assaillants sont parfois présentés à la manière de zombies des films de Romero ou des jeux à la Résident Evil. L’influence des jeux vidéo est aussi indéniable et s’impose par le biais de l’unité de lieu, les policiers doivent gravir chaque étage de l’immeuble comme autant de niveau à dangerosité croissante jusqu’au Boss final, le criminel et son garde du corps le bien nommé « Mad-dog ».

Ces plans sophistiqués (mention spéciale à une magnifique séquence au ralenti avec une balle tirée en « bullet time ») alternent avec une mise en scène ultra-nerveuse des combats d’une brutalité extrême (âmes sensibles s’abstenir). Filmés avec le minimum de cut donnant l’illusion de plan séquences ou le héros rama fait étalage d’une maîtrise hallucinante.

Les scènes qui le mettent aux prises avec une dizaine d’assaillants armés de machettes dans un couloir figurent parmi les plus impressionnantes de ces dernières années. Mais le film regorge de séquences assez incroyables dont une se terminant en baston en chute libre !

Le scénario est volontairement simple mais rigoureux traitant son sujet avec sérieux et arrive à réserver quelques rebondissements.

Pour briser le caractère répétitif des combats Gareth Evans prend toujours soin de leur donner un décor, une ambiance et un traitement graphiques distincts. Il est surtout épaulé tout au long du film par la musique composée par Mike Shinoda membre du groupe Linkin Park qui livre une composition marquante tour à tour angoissante, pulsative, « matrixienne » dans les combats elle augmente l’expérience sensorielle que constitue THE RAID. (expérience sensorielle dans le sens « gros coup de poing dans la face »)

Conclusion : Réalisé écrit et monté par un réalisateur gallois inconnu étrangement exilé en Indonésie avec un petit budget, THE RAID s’impose 20 ans après le « A toute épreuve » de John Woo comme le nouveau mètre étalon du cinéma d’action asiatique (donc du cinéma d’action tout court !).

Ma Note : B+

The Raid de Gareth Evans (sortie le 20 juin 2012)

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