Strictly Criminal (Black Mass) [Critique] Bas les masques

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Perdu depuis des années derrière des masques dans des rôles ridicules Johnny Depp tente de retrouver une crédibilité (mais toujours grimé) dans cette saga criminelle basé sur l’histoire vraie de James « Whitey » Bulger (déjà modèle du personnage de Nicholson dans The Departed ) le « Ben-laden des gansters » capturés en 2011 après une traque de 17 ans . Sous la caméra de Scott Cooper (Les brasiers de la colère) l’heure du retour en grâce est elle venue pour Depp ?

L’histoire de Bulger fascine depuis des années Hollywood par le caractère romanesque de cette histoire vraie bulger etait à la fois un gangster, le frère d’un sénateur influent mais aussi un indicateur du FBI qu’il a utilisé pour se débarrasser de ses concurrents.

C’est parce que l’histoire est déjà incroyable et le genre balisée par de si grands aînés (Scorsese en a utilisé beaucoup d’éléments pour The Departed)  que Cooper évite adroitement les effets de style trop voyants établissant une tonalité très sombre (et sobre) dés le début  qui devient de plus en plus oppressante à mesure qu’avance l’intrigue.

BLACK MASS

Cooper et ses scénaristes parmi lesquels le dramaturge Jez Butterworth (qui a travaillé sur Edge of Tomorrow et Spectre) ont fait le choix de donner une égale importance au contact de Bulger au FBI Connolly ( excellent Joel Edgerton) un ami d’enfance qui lui voue une étrange admiration qui le mènera à sa perte. Edgerton excelle à décrire la crainte qui ronge peu à peu son personnage finissant par gagner son épouse (Julianne Nicholson) dont la confrontation malsaine avec Depp est une des meilleures scènes du film.

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Le véritable « Whitey » Bulger et Johnny Depp dans le role

Pale, le regard transparent, un rire mauvais s’échappant de dents gâtées  un visage indéchiffrable jusqu’à ce qu’il soit trop tard Johnny Depp, reptilien donne une aura démoniaque à « Whitey » Bulger  il ne compose pas un simple gangster mais une sorte d’entité maléfique (lors de sa rencontre avec Bulger la femme de Connoly lit justement l’Exorciste) qui contamine et broie son entourage jusqu’à ses proches tel un cancer.  Même si il a encore besoin de se grimer (son apparence quasi vampirique peut parfois distraire détonnant dans le cadre hyper-réaliste du film) Depp livre une performance intense, impliquée loin de ses compositions en pilotage automatique.

Ancien acteur lui-même Cooper tire le meilleur d’un casting  prestigieux Kevin Bacon, Peter Sarsgaard , Dakota Johnson et un  Benedict Cumberbatch dans le rôle de William « Billy » Bulger, le « bon » frère sénateur de Bulger qui nous fait ressentir en peu de mots la loyauté qui l’unit à son monstrueux frère

Conclusion : Sans atteindre les sommets de Scorsese ou d’Eastwood « Strictly criminal » est un solide film de gangster marqué par un Johnny Depp mephistophélitique dans une de ses meilleures performances  depuis des lustres.

Ma Note : B+

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