En eaux troubles – The Meg [Critique] The Meh

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Aprés Dwayne Johnson et ses monstres de Rampage c’est au tour de son partenaire de FAst & Furious de se coltiner un monstre géant ici un requin préhistorique titanesque. Alors Bis ou Z ?

L’adaptation du roman de Steven Alten The Meg publié en 1997 tient plus du serpent de mer que du requin géant développé tour à tour  pour  Jan de Bont (Speed) ou Guillermo Del Toro avant que les droits cinématographiques ne reviennent à leur auteur. En 2015 le projet refait surface avec Eli Roth aux commandes qui quitte finalement le navire. C’est la signature de Jason Statham , l’acteur anglais semblant marquer au maillot Dwayne « The Rock » Johnson son futur partenaire dans le spin-off de Fast & Furious  en se  confrontant lui aussi à une créature préhistorique qui va finalement débloquer le projet qui se monte finalement  avec des capitaux chinois et se retrouve dirigé par le faiseur Jon Turtletaub qui si l’on excepte ses trois sympathiques films avec Nicolas Cage pour Disney (Benjamin Gates et le Trésor des Templiers, Benjamin Gates et le Livre des secrets, L’Apprenti sorcier) ne brille pas par une personnalité rayonnante. Le Stath incarne donc ici un plongeur expert en sauvetage en profondeur qui a renoncé à sa profession à la suite d’un traumatisme , dans la grande tradition du Cliffhanger de Renny Harlin récemment honoré encore par Dwayne Johnson dans le moyen Skyscraper, qui reprend du service pour sauver son ex-femme (Jessica McNamee) et une poignée de courageux explorateurs / scientifiques (Ólafur Darri Ólafsson et Masi « Heroes »  Oka) piégés dans une abysse  leur bathyscaphe ayant a été endommagé par un prédateur invisible. Sans surprise S, la chose qui a paralysé le submersible est bien un Megalodon, un requin préhistorique géant que l’on pensait éteint. S’enclenche alors une course contre la montre pour empêcher ce requin d’atteindre les eaux peuplées.

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Malgré son budget généreux de 150 millions de dollars En eaux troubles se cantonne à quelques décors et de longues scènes en pleine mer,  le reste des Yuans étant on l’imagine engloutis dans le cachet de notre bon anglais et  les CGIs (pas vraiment honteux mais pas vraiment fantastiques non plus) qui donnent vie  aux décors du film et à ce qui devrait en être l’attraction principale : son requin géant. Pourtant en dehors de la terreur naturelle et atavique que font naître les squales chez le spectateur le prédateur de En eaux troubles est assez avare en moment de terreur  peu mis en valeur il est vrai par la mise en scène insipide de l’auteur de Ninja Kids. Ainsi la taille du requin qui distingue le Megalodons de ses pairs n’est pas vraiment exploitée dans le film qui joue peu sur les  jeux d’échelles. Ce dernier s’attaque le plus souvent sur des cibles isolées dans des séquences qui ressemblent à celles des requins « classiques »  de cinéma alors que dans la scène d’ouverture il est censé boulotter un sous-marin nucléaire. Le genre  du « film de requins » fut enfanté par un chef d’œuvre (Les dents de la mer) mais  compte surtout des nanards parmi lesquels émergent des séries B sympathiques comme le foutraque Peur Bleue ou plus récemment le très sympathique Instinct de survie – The Shallows avec Blake Lively mais En eaux troubles s’avère trop aseptisé et  ne s’abandonne jamais aux délires que la présence de Jason Statham au générique laissaient miroiter. Le film est trop safe pour être apprécié comme un bon film d’attaque de requins,  trop sérieux pour basculer dans le délire bis mais  trop fantaisiste (tous les sous marins et bathyscaphes du film se déplacent sous l’eau comme des vaisseaux de Star Wars) pour prétendre à un vrai poids dramatique. Pourtant personne n’attendait de l’auteur de Rasta Rocket qu’il ne concurrence dans l’épopée sous-marine Steven Spielberg ou James Cameron.

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Quelques scènes seulement laissent entrevoir ce qu’on voulait vraiment voir dans ce genre de film : une confrontation directe entre Statham et la créature mais toutes velléités de délire ou de gore sont immédiatement désamorcées. Ainsi le clou du film l’attaque d’une plage gigantesque,  ses baigneurs servant de buffet XXL au monstre rappelle les films érotiques que M6 diffusaient en seconde partie de soirée de nos Dimanche qui se consacraient intégralement au préliminaires et coupaient dés que l’action commençait ! On lui préférera les attaques des Piranhas de Joe Dante et Alexandre Aja plus généreux dans tous les compartiments du jeu. En eaux troubles nous laisse donc avec un scénario qui enchaîne les péripéties de soap-opera, des personnages stéréotypés, comme trop souvent dans ce type de co-production sino-américaine. Quand on connaît l’exubérance du cinéma asiatique on est toujours surpris de voir ces grosses coproductions édulcorées et dévitalisées desquelles on a retiré ce qui fait le piment des deux cinémas. On est étonné de voir ici Tom Stern directeur de la photographie attitré de Clint Eastwood   plus habitué à sculpter les ténèbres qu’à éclairer des pixels qui , sans surprise loin de son élément,  livre une image d’une triste platitude télévisuelle.

Conclusion :  Pour conclure en dépit de la de la présence attachante de Jason Statham toujours professionnel  En eaux troubles et ses airs de téléfilm pour la chaîne Syfy manque singulièrement de mordant.

Ma Note : C-

En eaux troubles  (The Meg) de Jon Turtletaub (sortie le 22/08/2018)

 

 

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