Le Labyrinthe : La Terre brûlée [Critique] A bout de souffle ?

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J’avais été  agréablement surpris par le premier volet de cette énième adaptation de littérature pour adolescents que j’avais trouvé très efficace grâce au boulot formidable de son réalisateur Wes Ball , confirme t’il l’essai ?

Synopsis : Dans ce second volet Thomas et les autres Blocards vont devoir rechercher des indices à propos de la mystérieuse organisation connue sous le nom de WICKED. Or le monde qu’ils découvrent à l’extérieur du Labyrinthe a été ravagé par l’Apocalypse. Leur périple les amène à la Terre Brûlée, un paysage de désolation rempli d'obstacles inimaginables...

J’avais été surpris et séduit par l’efficacité  du premier volet qui se détachait de la vague d’adaptation de littérature « Young Adult »  par un scénario malin qui évoquait la Quatrième Dimension, un jeune casting convaincant et surtout la révélation d’un réalisateur Wes Ball qui faisait preuve d’une aisance de vieux routier. En quittant le labyrinthe,  La Terre Brulée perd de son mystère pour retomber dans le cadre trop familier d’une fuite à travers un paysage désertique post-apocalyptique peuplés de zombies fondus , où nos héros poursuivis sans relâche par la maléfique organisation WCKD tentent de rejoindre un hypothétique mouvement de résistance. Si il abandonne ce qui a fait l’originalité du premier film le réalisateur Wes Ball confirme les espoirs que je plaçais en lui exploitant au mieux son budget, certes doublé par rapport au premier volet mais qui reste avec 60 millions de dollars très raisonnable pour ce type de productions.

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Quand t’es dans le desert…

Contrairement à la pauvreté visuelle qui prévaut dans le genre Young Adult  , Divergente je te regarde , il  offre un vrai rendu de cinéma grâce à son aisance dans la gestion des effets spéciaux (son domaine d’origine) et une direction artistique formidable.

Si il est à l’aise dans les scènes dramatiques comme dans le mystère c’est dans sa mise en scène de poursuites et des séquences d’action  impressionnantes et ultra-dynamiques que Wes Ball  se révèle  comme un des « action directors » les plus doués en activité.

Il n’hésite pas non plus à flirter avec les frontières du film d’horreur dont certains codes étaient déjà présents dans Le Labyrinthe , La Terre Brulée se révèle être un film de zombies (du genre rapide à la Danny Boyle ou Zack Snyder ) intense et très efficace qui frôle parfois les limites du PG-13.  Même si il s’inspire de ses aînés , une séquence du milieu du film remixe un set-piece de Transformers 3 (il avait déjà emprunté des éléments de la grammaire visuelle de Michael Bay dans le premier volet et le début du film ressemble beaucoup à The Island) et un élément du Lost World de Spielberg ,  il parvient à intégrer ces influences de manière cohérente et applique au mieux les leçons de ses modèles.

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Pour les héros de La Terre Brulée , le moment de reprendre des forces

Mais si l’action est efficace La Terre Brulée souffre de longueurs et fini par s’essouffler la faute à un troisième acte purement fonctionnel qui n’offre pas de conclusion au film et ne sert qu’à amener les personnages vers  le prochain volet. 

Toutefois tout n’est pas mauvais dans le scénario qui évite de tomber dans le cliché de l’ « élu » , donne à ses bad-guys un but étrangement raisonnable et une motivation crédible au revirement d’un des héros.

On retrouve avec plaisir les comédiens du premier volet, Dylan O’Brien endosse  bien son rôle de héros, Kaya Scodelario un peu sacrifiée dans Le Labyrinthe  joue un rôle important même si leur compagnons sont un peu en retrait. Parmi les nouveaux venus Aidan Gillen qui mène la traque, capitalise sur le succès de son personnage de Littlefinger dans Game of Thrones suintant la fourberie et la malfaisance.(Game of Thrones fournit d’ailleurs avec Gillen et Thomas Brodie-Sangster  une troisième recrue en la personne de Nathalie Emmanuel vue aussi  dans Furious 7). L’intense Giancarlo Esposito (Breaking Bad) est un peu gaspillé dans un personnage de militant, de même que Lily Taylor (The Conjuring).On retrouve avec plaisir les trognes d’Alan Tudyk (i Robot) , dans une séquence hallucinatoire qui m’a rappelé Pinocchio et de  Barry Pepper (Lone Ranger).

Conclusion : En sortant du labyrinthe La Terre Brulée perd de son originalité et s’essouffle dans son climax trop fonctionnel mais reste un film d’aventures post-apocalyptiques efficace qui confirme le talent de son réalisateur Wes Ball à qui la Fox serait avisée de confier une de ses franchises super-héroïques.

Ma Note : B

La Terre Brulée  de Wes Ball (sortie le 07/10/2015)

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